Le mois de mai rime
traditionnellement avec le retour d’un climat estival où il fait bon lézarder
au soleil et se promener sur les quais de Seine. L’ambiance légère nous porte à
ressortir nos sons chills préférés remisés l’hiver durant. Le remix de Gold de Gabriel Rios par Thomas Jack
devrait être en adéquation avec l’humeur des prochains mois. Le mix Le prestige, Tautou, du Bon Entendeur
fera également une transition parfaite entre la mélancolie de l’hiver et la légèreté
de l’été.
Pourtant, pour ma part, le mois
de mai de cette année a pris une toute autre couleur, une couleur saturée et
sombre, épileptique. De vagues de folie en vagues de fièvre, mon mois
crépusculaire m’a entrainé dans une transe spasmodique avec Medusah, de DigiCult et Tropical Bleyage ou Quantum Physics At Disck’s Attic, de
Dickster & Perfect Stanger.
La crise s’est poursuivie par de
violentes convulsions, un délire brumeux emplie des sons stridents et saturés sortis
des guitares punks de Young Windows, sur KeroseneGirl, L’occasion de découvrir le label anglais Cargo records. La terre s'ouvre alors autour des psychédéliques The Soft Moon et leur titre Tiny Spiders, on retrouvera le groupe au Paris International Festival of Psychedelic Music, les 4, 5 et 6 juillet.
Au bord du gouffre, après plusieurs jours de fièvre, il me fallu le repos jazzy offert par Sound Underground et le morceau Eat my Hat, le nostalgique India Song de Carlos d’Alessio me permis également de me redresser lentement. L’erreur fut sans doute de laisser le diable s’emparer de Buddy Guy pour un frénétique Damn Right I Got The Blues, prophétique de son concert à l’Olympia le 3 juillet ?
Mon exorcisme raté, je pris le
chemin de Damas mixé par Fakear, me
convertissant de fait à la house orientale de Lovers’ Eyes (Mohe Pi Ki Najariya) de Damian Lazarus & The
Ancient Moons. S’ouvrant alors à moi, la nuit infinie de Claptone, Miss Melera
ou N’To, rappelle du mois d’avril.
A l’heure où je vous parle, mon
récent voyage au Cambodge m’a à peu près guéri (ou m’a infecté d’une maladie
plus… dépaysante ?). Rien ne me
préparait moins à ce voyage que le Dirty Sound de l’argentin Cambodia, c’est
pourtant lui qui ferma la parenthèse de mai.
3ème nuit Container le 28 juin |
Seulement, en réécoutant le son
du BLNDR – TTBL010, je me sens
basculer de nouveau, direction la fournaise de la 3ème nuit Container, le 28 juin, dans un lieu encore inconnu. Je sais que je me perdrai
alors dans une industrie plus noire que celle du belge AMyn, de sa version vocale de
Hooked et de son collectif techno : Moodfamily.
Guérirai-je jamais ? Est-ce
déjà trop tard ? La suite au prochain épisode !
Pala
PS : ça va être l'été, on est des déglingos dans nos têtes, donc, bonus de mai : BeRight Bass Selector Series: Copyflex de Fresh Bed Recording, Mov ya flex !